Le réchauffement climatique prévu pour ce siècle entrainera probablement des perturbations majeures dans l'agriculture mondiale, à moins que les agriculteurs n'adaptent leurs méthodes de cultures, indiquent le Dr. David S. Battisti et ses collègues (Stanford University) dans une étude intitulée "Historical warnings of future food insecurity with unprecedented seasonal heat" et publiée le 9 janvier 2009 dans la prestigieuse revue Science.Les auteurs ont examiné les implications agricoles des vingt-trois modèles climatiques qui ont servi au rapport 2007 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour estimer les températures estivales en 2050 et 2090. Selon ces rapports, il existe une probabilité élevée pour que, vers la fin du XXIe siècle, les températures croissantes tropicales et sub-tropicales dépassent les extrêmes saisonniers enregistrés de 1900 à 2006. "Dans les régions tempérées, assure Battisti, de l'étude, les saisons les plus chaudes enregistrées dans la période de référence deviendront la norme dans nombre d'endroits".Ils ont notamment considéré trois exemples récents de chaleur saisonnière extrême ayant affecté la filière agroalimentaire : l'été 2003 en Europe qui a causé des pertes agricoles et en vies humaines, l'été 1972 dans l'ex-Union Soviétique, qui fut largement responsable de sommets dans les prix du blé, et la sécheresse de plusieurs décennies qui a frappé le Sahel, où pénurie d'eau et stress de chaleur ont fait chuter la productivité des cultures et de l'élevage.Dans le futur, avec des saisons de culture plus chaudes revenant plus souvent, le stress sur les troupeaux et les cultures deviendra un phénomène global selon les auteurs. "Pour équilibrer les déficits alimentaires de régions du monde avec les surplus d'autres, les agronomes devront développer des variétés végétales tolérantes à la chaleur et à la sécheresse ainsi que de systèmes d'irrigation variés", concluent-ils.À mon avis, le jour arrivera probablement où il ne sera plus possible de faire la fine bouche devant les OGM, car les techniques classiques de sélection génétique et d'hybridation ne suffiront pas - et ne seront pas assez rapides - pour obtenir de telles variétés. Je vais peut-être me faire insulter, mais nous avons la chance de vivre dans un pays où la parole est libre !
Espérance de vie mondiale
L’espérance de vie est une statistique mise à jour chaque année par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Pour estimer la durée de vie moyenne des individus, des projections à partir d’une génération fictive, âgée de un an, sont réalisées selon différents paramètres : qualité de vie, possibilités de soins, alimentation…Au cours du XXe siècle, l’espérance de vie a doublé dans les pays industrialisés. En effet, dans les pays les plus industrialisés, l'espérance de vie à la naissance se situait en 2003 entre 74 et 78 ans pour un homme et entre 79 et 85 ans pour une femme.
Ecart entre homme et femme
L'écart entre l'espérance de vie des hommes et celle des femmes pourrait être lié à des facteurs hormonaux, mais également aux facteurs de risque vasculaire, notamment du fait du plus grand nombre de fumeurs chez les hommes ; cependant, l'augmentation du tabagisme chez les femmes n'a pas considérablement modifié cet écart.
L'espérance de vie augmente avec l'âge : ainsi, pour une femme ayant atteint 80 ans, elle est non pas de 84 mais au moins de 90 ans. Enfin, l'espérance de vie est nettement moindre dans certains pays en développement en raison de l'importance de la mortalité infantile et de l'absence de règles d'hygiène et de diététique correctes
Jeanne Calment détient le record de longévité
La meilleure espérance de vie pour les hommes est de 81 ans en Andorre et la plus faible est de 74 ans aux Etats-Unis. En Belgique, en France, au Canada, elle est de 76 ans.Pour les femmes, la meilleure espérance de vie se situe en Andorre avec 87 ans. La plus faible est de 80 ans au Danemark, en Irlande et aux Etats-Unis.
France, Suisse et Belgique : 83 ans
Canada : 82 ans
Mais, dans les pays pauvres, cette moyenne chute de manière catastrophique. Par exemple, au Zambie, une femme a une espérance de vie moyenne de 34 ans, 40 ans au Rwanda, 42 ans en Afghanistan.Seuls deux pays au monde voient les hommes vivre plus longtemps que les femmes : Les Maldives et le Népal.
Disparité de la longévité selon les pays
Globalement, l’espérance de vie dans le monde est en progression constante. Mais, d’énormes disparités existent selon les pays.
L’espérance de vie moyenne mondiale est de 70,5 ans. Dans les pays riches, elle est de 76 ans. Dans les pays pauvres, elle est de 65 ans.
On estime qu’en 2025, il y aura 820 millions de personnes âgées de plus de 65 ans. Actuellement, ce chiffre est d’environ 470 millions.
Le pays où l’on vit le plus vieux (moyenne hommes et femmes) est le Japon : 74,5. Les dix pays où l’espérance de vie moyenne est la plus faible se situent en Afrique subsaharienne, où l’épidémie du Sida fait des ravages. La moyenne s’échelonne de 25,9 ans pour le Sierra Leone à 33,5 ans pour l’Ethiopie.
Les Etats-Unis sont un cas à part. Bien que premier pays industrialisé au monde, ils sont loin d’être en tête en matière de longévité. Les minorités ethniques sont particulièrement touchées par la pauvreté et les maladies. Obésité, tabagisme et criminalité sont les premiers responsables de la mortalité.
Les centenaires dans le monde
La Française Jeanne Calment, disparue à 122 ans et 165 jours en 1997, détient toujours le record de longévité légalement prouvé.C’est aujourd’hui la Japonaise Kamato Hongo, âgée de 116 ans, qui est considérée comme la doyenne de l’humanité.
On comptabilise environ 226 000 centenaires. En 2050, ce nombre pourrait être multiplié par 20.
La fertilité en baisse . Démographie mondiale
Faut-il s’inquiéter pour l’avenir de l’espèce humaine ? Des études montrent que la fécondité, notamment dans les pays industrialisés, est en forte baisse.Notre mode de vie est-il la seule raison de cette natalité déficiente ? Assez paradoxalement, la surpopulation est un autre sujet d’inquiétude. Mais, doit-on parler de surpopulation ou d’inégalité de la répartition des richesses ?Il semble important d’aborder la démographie mondiale autrement qu’en énumérant des chiffres. Derrière les statistiques démographiques se cache en effet un réel problème écologique et social.
Combien d’hommes sur la Terre ?
Le nombre d'humains nés sur Terre depuis les origines se situerait autour de 80 milliards. Sur les 80 milliards, près de la moitié serait née au cours des deux derniers millénaires. La population mondiale a surtout augmenté depuis 200 ans.
Le six milliardième être humain a officiellement vu le jour le 12 octobre 1999, à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine. Cette date a été choisie arbitrairement par le F.N.U.A.P.
Entre 1900 et 2000, selon les estimations de l’O.N.U., la population de la planète est passée de 1,65 à 6,06 milliards d’hommes.
Une rue de Calcutta, capitale de l'État du Bengale-Occidental, dans l'est de l'Inde. By Jungle Boy
La population continue à augmenter, mais le taux d’accroissement naturel (différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité) diminue régulièrement : il est passé de 2,04 % à la fin des années 1960, à 1,3 % aujourd’hui. Quant au nombre d’enfants par femme, il a lui-même fortement chuté pendant la même période, passant, en moyenne, de 5 à 2,7.
Il y a à peu près le même nombre de femmes que d’hommes sur Terre. Sur 1000 personnes, 503 sont des hommes et 497 des femmes.L’écart se creuse avec l’âge. Ainsi, en France, 8 centenaires sur 10 sont des femmes (en 2005).
Rue de New Delhi (Inde) . By Ironmanixs
Après nous avoir prévu un avenir catastrophique dû à la surpopulation, les experts sont aujourd’hui beaucoup plus modérés.
L’évolution démographique mondiale depuis les années 1950
Entre 1950 et 2000, la population mondiale a plus que doublé, à un taux annuel moyen de croissance de 1,8 %. Mais, l’évolution a été différente selon les grandes régions du monde.
Le continent asiatique s’est accru de 2 milliards d’hommes et représente aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale.
Une rue de Shanghai, port de l'est de la Chine. By Dave-Italy
A l’inverse, en 1950, l’Europe peuplée de 375 millions d’habitants, formait le deuxième ensemble démographique du monde.Aujourd’hui, elle occupe la 3e place, dépassée par l’Afrique.
L’ex-U.R.S.S. et l’Europe ont le taux annuel moyen de croissance le plus faible (0,8 %) et sont particulièrement affectés par le vieillissement de leur population.
L’Amérique du Nord maintient son rang de cinquième ensemble mondial, avec un taux annuel moyen de croissance de 1,3 %.
Pourquoi la natalité est-elle en baisse ?
Dans les pays industrialisés, il semble y avoir plusieurs causes à cette baisse de la fécondité.
La contraception
La baisse de la natalité résulte pour l’essentiel de la diffusion de la contraception dans les pays développés ou en développement.
Une lessive insolite à Abidjan, ville de Côte d'Ivoire. ByFerdinand Reus
L’inégalité entre hommes et femmes
L’encouragement à la planification familiale dépend du degré de liberté des femmes. Leur émancipation passe par une amélioration sensible de leur situation économique et sociale.
Les femmes représentent les deux tiers des adultes analphabètes dans le monde. En matière de santé, elles font souvent l’objet d’une discrimination, qui entraîne une surmortalité féminine.
Selon le F.N.U.A.P., sur 80 millions de grossesses recensées par an dans le monde, un tiers environ ne sont pas prévues, et environ 500 000 femmes meurent des suites de leur grossesse.
Une rue de Karachi, port du Pakistan sur la mer d'Oman. By Babasteve
Dégradation du sperme humain
Selon une étude, les hommes produiraient de moins en moins de spermatozoïdes. Dans les pays développés, en 50 ans, la qualité du sperme humain a décliné.Une étude qui a porté sur les dons de sperme faits en France de 1973 à 1992 a montré qu’il n’y avait pas malformation.C’est une diminution progressive du nombre de spermatozoïdes. Il y a environ 30% de spermatozoïdes en moins.Stress et surtout pesticides seraient les causes de ce problème.
Une rue du Caire, capitale de l'Égypte. By Gaspa
Entre indifférence et stress
Notre mode de vie n’est certainement pas étranger à la baisse de la natalité. La cellule familiale a éclaté et les problèmes économiques n’encouragent pas à fonder une famille. De plus, il existe une fracture de plus en plus importante entre « jeunes » et « vieux ».Qu'attendent les gouvernements pour nous doter d'une véritable politique familiale et de logement? La proportion de personnes âgées est en augmentation mais parallèlement, nous les traitons comme s'ils n'avaient plus rien à apporter à la société.Autrefois et toujours aujourd’hui dans certains pays, considérés comme porteurs du savoir et essentiels à l’apprentissage, nos « vieux » sont devenus un fardeau que l’on n’hésite pas à abandonner dans des mouroirs.
L' Inde. Un pays de contraste. By A.www.viajar24h.com
Le taux de natalité est actuellement de l'ordre de 13 pour 1 000 en France, de 11 pour 1 000 en Belgique et en Suisse, alors qu'il dépasse 50 pour 1 000 dans les pays à fort taux de natalité comme le Mali, le Niger ou l'Angola.
Parallèlement, l'indice de fécondité (nombre d'enfants par femme) a également diminué, de sorte que, dans un certain nombre de pays, le remplacement des générations, qui correspond à 2,1, n'est plus assuré. Ainsi, cet indice est de 1,9 pour la France, de 1,4 pour le Canada et de 1,3 pour l'Allemagne et l'Autriche.
L’immigration a-t-elle un impact sur la démographie ?
Les pays occidentaux affichent un taux d’immigration en nette augmentation sur les 50 dernières années.Une naissance sur huit en France est de mère immigrée.
La crise économique qui a touché les pays européens dans les années 1970 et 1980 a fait de l’immigration un enjeu politique et du racisme un thème électoraliste.
En France, une personne sur quatre est immigrée ou d’ascendance étrangère. Sans les vagues successives d’immigration depuis un siècle, l’Hexagone ne serait peuplé aujourd’hui que de 48 millions d’habitants environ au lieu des 62 millions recensés.
Les perspectives démographiques pour le XXIe siècle
Il a fallu 40 000 ans, depuis l’homme de Cro-Magnon, pour en arriver à 2,5 milliards d’individus. Il a fallu trente-sept ans pour que la population du globe double, entre 1950 et 1987, passant de 2,5 à 5 milliards d’habitants. Selon l’O.N.U., il faudra plus de temps pour qu’elle double à nouveau et l’hypothèse d’une explosion démographique paraît exclue.
Dans presque tous les pays industrialisés, cette fécondité est désormais inférieure au taux de remplacement et, dans leur majorité, les pays européens s’orientent vers une diminution de leur population.
La famine touche particulièrement les enfants. Soudan. By Filipe Moreira
L’ONU prévoit une moyenne de 2,1 enfants par femme au milieu du XXIe s. La population mondiale pourrait alors passer à 11 milliards de personnes et se stabiliser.Les prévisions les plus pessimistes prévoient une moyenne de 1,6 enfant, soit le taux actuel de fécondité générale en Europe. La population mondiale commencerait à diminuer, après avoir atteint un maximum de 8 milliards de personnes.Mais cette évolution n’est pas uniforme.
L’accroissement naturel est en forte augmentation en Afrique subsaharienne, dans une grande partie des pays musulmans du Moyen-Orient (Arabie saoudite, Iraq, Iran, Afghanistan) ou en Bolivie.
L’Afrique subsaharienne connaîtra une expansion sans précédent, passant en trente ans de 746 millions à 4,6 milliards d’individus ; en 2025, elle représentera 19 % de la population mondiale, au lieu de 12 % aujourd’hui.
En Afrique, la famine tue plus que les guerres. Les enfants en sont les premières victimes. Soudan. (980903. AJIEP, SUDAN. CAPTION TO COME. For Don Melvin and Rich Addicks package on the famine in Sudan. RICH ADDICKS/STAFF ) . By Filipe Moreira
En Asie, le taux annuel moyen devrait descendre à 1,2 %, en raison de la régression de l’accroissement naturel en Chine (0,7 %) et en Inde (1,3 %).
La population mondiale serait donc redistribuée. En 2025, les pays d’Europe, ceux d’Amérique du Nord et ceux de l’ex-U.R.S.S. se classeraient, respectivement, aux quatrième, cinquième et sixième rangs.La population européenne se renouvellerait faiblement. L’Amérique du Nord et l’ex-U.R.S.S. auraient une
croissance très faible et ne regrouperaient plus que 15 % de la population mondiale.
Vue de Mexico, capitale du Mexique. By Pulpolux
Asie et Afrique totaliseraient alors plus des trois quarts de la population mondiale. Entre 1950 et 2025, la population africaine devrait être multipliée par 7, celle de l’Amérique latine par 4, celle de l’Asie par 3,5.
Vers de plus en plus d’inégalités
Derrière ces chiffres se cache un grave problème : celui de la fracture sociale entre pays riches et pays pauvres.Les pays pauvres formeront les quatre cinquièmes de la population.
La moitié de l’humanité se rassemble sur moins de 10 % des terres émergées. On peut distinguer trois grands foyers de peuplement dense :
L’Extrême-Orient, y compris le Sud-Est asiatique, porte la plus forte concentration humaine de la planète
L’Asie du Sud, englobant le sous-continent indien (Inde, Bangladesh, Pakistan, Sri Lanka), regroupe plus d’1,3 milliard d’hommes
Le foyer européen : 350 millions d’habitants vivent sur 2 millions de km². Les densités les plus élevées se trouvent dans une zone qui s’étend du sud-est de l’Angleterre à l’Italie du Nord
Favela à la périphérie de Sao Paulo, au Brésil. By Nagillum
La population africaine continuera de progresser plus rapidement que celle des autres parties du monde en développement : vers 2050, plus d’un enfant sur deux naîtra en Afrique.
La question du rapport entre la démographie et les ressources terrestres demeure donc posée. Elle est indissociable d’un débat sur l’inégale utilisation de ces ressources, qui se fait principalement au profit des pays industrialisés. Ces derniers, qui représentent 20 % de la population mondiale, détiennent 80 % des richesses du globe, et les sept pays les plus industrialisés produisent à eux seuls près des deux tiers de la
richesse mondiale.
En 1994, le Rwanda a été au bord de l'agonie. Epidémies et famine ont été plus meurtriers que la guerre (© Paris Match)
En Afrique subsaharienne et en Asie, la pauvreté frappe 40 % de la population. Selon la FAO, 800 millions de personnes souffrent de la faim. La pénurie n’est pas consécutive au surpeuplement, mais à la désorganisation politique et économique des pays.
L’eau : l’enjeu du XXIe siècle
L’approvisionnement en eau constitue l’impératif prioritaire des prochaines décennies, au point que l’eau, dont la consommation augmente rapidement, peut être, d’ores et déjà, considérée comme une matière première stratégique.
Un aspect de Zamboanga, port des Philippines, à l'extrémité de la péninsule occidentale de l'île de Mindanao. By Jassmina
Les Nations unies relèvent 300 zones de conflits potentiels pour la maîtrise des fleuves internationaux, comme le Nil ou l’Euphrate, ou celle des nappes phréatiques. La pénurie d’eau est une menace qui pèse sur 40 % de la population mondiale.
Sommes nous trop nombreux sur Terre ?
On a souvent tendance à dire que si nous étions moins nombreux, nous vivrions mieux. Si les 6,5 milliards d'habitants de la planète adoptaient le modèle de vie occidental très polluant, nos ressources seraient épuisées en quelques années.
Les 5,5 milliards d'habitants des pays pauvres ont un impact beaucoup plus faible sur la planète que le milliard d'habitants des pays riches.
La Terre pourrait parfaitement supporter 12 milliards d'humains ayant le mode de vie des Africains. Le problème n'est pas un problème de nombre, c'est un problème écologique et énergétique.
XXIe siècle : un monde de déséquilibres
Malgré la fin de l’antagonisme Est-Ouest et la fin des conflits qui ont ensanglanté le XXe siècle, le monde n’a pas trouvé son équilibre.
Peut-on encore espérer au XXIe siècle l’avènement d’une ère de paix et de partage ? Un nouvel ordre économique mondial se mettra obligatoirement en place dans les prochaines décennies.
Mais, avons-nous les moyens et surtout la volonté de gommer les déséquilibres qui n’ont fait que s’accroître entre les quelques pays qui constituent le peloton des plus riches et le reste du monde ?
L’espoir de connaître une ère de paix succéder à la guerre froide a été déçu. Les conflits frontaliers, les guerres civiles et le terrorisme n’ont jamais cessé.Ce nouveau siècle est placé sous le signe de la mondialisation. Mais, paradoxalement, cette mondialisation ne fait que renforcer le culte de l’individu au détriment de celui de la collectivité.
Une démographie déséquilibrée
Le premier facteur préoccupant en ce début de siècle est l’état de la démographie mondiale. Evaluée à 252 millions dans les premières années du christianisme, la population mondiale dépasse aujourd’hui 6 milliards. Les statistiques semblent montrer que la Terre comptera entre 7 et 8 milliards d’individus à l’aube de 2025.
Ce n’est pas l’augmentation par elle-même qui est problématique mais plutôt le fait qu’elle soit très déséquilibrée.Dans les pays développés, la population est vieillissante alors que dans le tiers-monde, la natalité augmente.Au milieu des années 90, un tiers de la population mondiale avait moins de 15 ans. Mais, ce sont les pays sous-développés qui assuraient ce renouvellement.Dans les pays industrialisés, Europe et Amérique du Nord principalement, le renouvellement des générations n’est plus assuré.Pourtant, ces nations qui ne rassemblent qu’environ un milliard d’individus accaparent 80% de la richesse mondiale.Cette petite minorité est la principale bénéficiaire des innovations et des progrès.
Montréal. By Humanoide
Cette inégalité est particulièrement flagrante dans le domaine de la santé. Plus de 200 millions d’Africains souffrent du paludisme et environ un million d’enfants en meurent chaque année.
L’Asie représente 60% de la population mondiale. La Chine et l’Inde qui sont les deux pays les plus peuplés au monde sont aussi les deux pays où les inégalités sociales sont les plus marquées.Ces deux pays pourraient bien devenir un jour les deux premières puissances du monde.
La cité interdite à Pékin. By Star trooper
Cependant, il ne faut pas croire que c’est une forte démographie qui est la cause d’une plus grande pauvreté. Le problème est celui du développement qui doit accompagner cette croissance démographique.Et c’est là tout le problème du tiers-monde aussi bien que des pays comme la Chine ou l’Inde.
Si New Delhi est devenue une mégalopole avec près de 20 millions d’habitants, elle conserve un très faible pouvoir décisionnel.Ce n’est pas le cas de New York ou de Paris.
Wall Street. Première place boursière. By Helico
Le taux d’alphabétisation est un bon critère pour connaître la situation sociale d’un pays. 26% de la population mondiale ne sait ni lire, ni écrire. L’Afrique du Nord et sahélienne est la partie du monde qui est la plus touchée par l’illettrisme.L’avenir d’un peuple se joue à l’école.
Contrastes à Marrakech. By a-h-i
De plus, même dans les pays où la scolarisation a beaucoup progressé, comme la Chine, l’Inde ou plusieurs pays d’Afrique, des disparités importantes subsistent : les zones rurales sont défavorisées et les garçons sont prioritaires sur les filles.
Des pays riches fragiles
Outre un problème de vieillissement de la population, les pays les plus riches du monde qui sont concentrés en Europe et en Amérique du Nord, connaissent avec le XXIe siècle des fractures sociales de plus en plus marquées.
Lîle de la Cité à Paris. L'un des quartiers les plus riches de la capitale. By Ktylerconk
Si les richesses sont très mal réparties dans le monde, elles le sont également au sein de chaque nation.Doit-on incriminer la mondialisation ? Certains le pensent et l’accusent d’exacerber le chômage et la pauvreté au profit d’une poignée d’individus.En toute logique, la mondialisation aurait dû enrichir pays riches et pays pauvres grâce à un meilleur échange et une coopération entre états.
Le déséquilibre géographique, que ce soit dans les pays riches ou pauvres, s’est installé au profit des villes. Cette concentration de population entraîne d’importants problèmes de cohabitation interethnique et de coexistence entre nantis et exclus.
Mais Paris, c'est aussi Nanterre. By Felipe Bachomo
Si un gouvernement ne peut remédier à des fractures sociales de plus en plus apparentes, il perd automatiquement de son autorité.Cette autorité est alors transférée vers des organisations criminelles qui s’imposent comme un nouveau pouvoir.
Les exclusions, la pauvreté et la carence étatique profitent toujours aux bandes organisées. C’est un cocktail extrêmement dangereux qui peut exploser à tout moment comme ça a été le cas à Los Angeles en 1992 ou en France en 2005.
Emeutes en France en 2005. © AFP
Il n’est donc pas étonnant que les grandes organisations criminelles comme la Mafia ou les Triades chinoises bénéficient d’une assise aussi solide.Véritables Etats dans l’Etat, ces multinationales du crime, contrôlent de vastes régions où les populations pauvres vivent sous leur protection.
Les petits gangs qui sévissent dans toutes les banlieues des pays industrialisés n’ont fait que mettre en pratique de manière locale cette politique de « protection ».
Le trafic de drogue finance toutes les organisations criminelles mais également les mouvements de guérilla.Par exemple, l’héroïne subvient aux besoins des milices libanaises de la plaine de la Beqaa, aux Tigres tamouls du Sri Lanka ou aux groupes armés afghans.
Emeutes à Los Angeles en 1992. © Streetgangs.com
La production des drogues dans le monde est directement liée à la pauvreté des pays producteurs.Le pavot (plante à partir de laquelle, on produit de l’héroïne) en Asie centrale ou la coca (fournit la cocaïne) en Amérique latine, constituent la première source de revenus des petits agriculteurs.
Comme chacun peut le constater au quotidien, aucun gouvernement des pays les plus industrialisés n’a, à ce jour, su résoudre ces conflits et mettre un terme à cette fracture sociale.
La mondialisation du commerce
Commencée au XXe siècle, la mondialisation du commerce est en pleine explosion depuis le début du XXIe siècle.Il est indéniable que le commerce international est un puissant facteur de croissance et de prospérité.Cependant, on constate que cette ouverture n’a pas répondu aux attentes des peuples.
Là encore, les bénéfices de cette mondialisation sont concentrés entre les mains de quelques grosses multinationales.
Distribution de nourriture au Burkina Faso en 2005. By Wendkuni
Le XXe siècle a marqué un bouleversement positif des conditions de travail dans les pays industrialisés.Ces acquis sont aujourd’hui remis en cause et la mondialisation semble rimer avec crise économique.Les emplois précaires fleurissent, tandis que dans les pays en voie de développement, des versions modernes de l’esclavage se sont mises en place.
Alors que cette mondialisation aurait dû encourager l’entraide, on assiste aujourd’hui au triomphe de l’individu.Le retour au libéralisme à l’Ouest et l’effondrement du communisme à l’Est ont contribué à discréditer les solutions collectives.L’individu est obligé à assumer son propre destin.
La famine tue plus que la guerre dans le monde. By Filipe Moreira
Si on devait définir ce début de siècle, on pourrait parler de « culte du consommateur ». L’individu est sollicité en permanence et on lui façonne des besoins sur-mesures. La publicité répond-elle à nos attentes ou provoque t-elle nos attentes ?
Le culte du consammateur est arrivé en Chine. By Yoshimai
Certes, nous sommes des consommateurs plus libres mais nous sommes également beaucoup plus exposés.La libéralisation des crédits à la consommation n’a fait qu’amplifier l’écart entre les différentes classes sociales.Dans un système où le « chacun pour soi » est la règle, seuls les mieux armés peuvent y trouver leur compte.
Les droits de l'homme: une valeur universelle
Le centre de gravité de l’économie mondiale s’est déplacé vers l’Asie. La Chine fait rêver les investisseurs.Mais qui se préoccupe vraiment des droits de l’homme que ce soit en Asie ou ailleurs ? Dans les années 90, l’Organisation internationale du travail a dénoncé les 3 000 camps chinois de « rééducation », où entre 12 et 16 millions de personnes, travaillaient au profit de « l’économie socialiste de marché ».
Régulièrement, les problèmes liés aux droits de l’homme sont évoqués concernant la Chine mais les intérêts financiers sont tels que l’humanisme passe au second plan.
Au Pakistan, on évalue à environ 20 millions de personnes dont près de la moitié d’enfants, le nombre d’individus considérés comme de véritables esclaves.
Les droits de l’homme sont une valeur universelle qu’il nous faudra absolument préserver si nous voulons que le XXIe siècle ne devienne pas le symbole de la régression sociale.
Notre siècle est celui des contrastes et des contradictions. En Afrique subsaharienne, on peut trouver des cyber-cafés au bord de la route et à quelques kilomètres des villages sans électricité.Dans les grandes villes d’Afrique, la modernité côtoie des coutumes ancestrales comme la polygamie, l’excision ou la déscolarisation des filles.A New Delhi, le contraste entre modernité et tradition est saisissant : immeubles ultramodernes d’un côté et vaches sacrées déambulant dans les rues de l'autre.
Rue de New Delhi. By Rita Willaert
En Chine, les grandes villes ont intégré les cultures occidentales. Le Pékin moderne est symbolisé par la Cybertower et d’une manière générale par des buildings bâtis sur le modèle américain.La main d’œuvre sous payée venue des campagnes s’entasse dans les périphéries des villes et dans des conditions d’hygiène dignes du 19e siècle.
Le Péking moderne. By Yoshimai
Si nous voulons vraiment que l’humanité survive aux futurs bouleversements climatiques qui l’attendent, il nous faudra, de manière individuelle, ré-apprendre à raisonner en terme de « collectif ».Nous sommes souvent fascinés par l’organisation sociale des insectes dits sociaux. La répartition des taches de certaines espèces de fourmis est similaire à la nôtre : ouvriers, soldats et reine.
Il existe cependant une différence fondamentale entre leur organisation et la nôtre. Chaque individu de la colonie ne raisonne qu’en terme de survie de la colonie. Les besoins individuels ne sont pas pris en compte.
Notre avenir ne dépend que de notre faculté à modifier cet état d’esprit.
Malgré la fin de l’antagonisme Est-Ouest et la fin des conflits qui ont ensanglanté le XXe siècle, le monde n’a pas trouvé son équilibre.
Peut-on encore espérer au XXIe siècle l’avènement d’une ère de paix et de partage ? Un nouvel ordre économique mondial se mettra obligatoirement en place dans les prochaines décennies.
Mais, avons-nous les moyens et surtout la volonté de gommer les déséquilibres qui n’ont fait que s’accroître entre les quelques pays qui constituent le peloton des plus riches et le reste du monde ?
L’espoir de connaître une ère de paix succéder à la guerre froide a été déçu. Les conflits frontaliers, les guerres civiles et le terrorisme n’ont jamais cessé.Ce nouveau siècle est placé sous le signe de la mondialisation. Mais, paradoxalement, cette mondialisation ne fait que renforcer le culte de l’individu au détriment de celui de la collectivité.
Une démographie déséquilibrée
Le premier facteur préoccupant en ce début de siècle est l’état de la démographie mondiale. Evaluée à 252 millions dans les premières années du christianisme, la population mondiale dépasse aujourd’hui 6 milliards. Les statistiques semblent montrer que la Terre comptera entre 7 et 8 milliards d’individus à l’aube de 2025.
Ce n’est pas l’augmentation par elle-même qui est problématique mais plutôt le fait qu’elle soit très déséquilibrée.Dans les pays développés, la population est vieillissante alors que dans le tiers-monde, la natalité augmente.Au milieu des années 90, un tiers de la population mondiale avait moins de 15 ans. Mais, ce sont les pays sous-développés qui assuraient ce renouvellement.Dans les pays industrialisés, Europe et Amérique du Nord principalement, le renouvellement des générations n’est plus assuré.Pourtant, ces nations qui ne rassemblent qu’environ un milliard d’individus accaparent 80% de la richesse mondiale.Cette petite minorité est la principale bénéficiaire des innovations et des progrès.
Montréal. By Humanoide
Cette inégalité est particulièrement flagrante dans le domaine de la santé. Plus de 200 millions d’Africains souffrent du paludisme et environ un million d’enfants en meurent chaque année.
L’Asie représente 60% de la population mondiale. La Chine et l’Inde qui sont les deux pays les plus peuplés au monde sont aussi les deux pays où les inégalités sociales sont les plus marquées.Ces deux pays pourraient bien devenir un jour les deux premières puissances du monde.
La cité interdite à Pékin. By Star trooper
Cependant, il ne faut pas croire que c’est une forte démographie qui est la cause d’une plus grande pauvreté. Le problème est celui du développement qui doit accompagner cette croissance démographique.Et c’est là tout le problème du tiers-monde aussi bien que des pays comme la Chine ou l’Inde.
Si New Delhi est devenue une mégalopole avec près de 20 millions d’habitants, elle conserve un très faible pouvoir décisionnel.Ce n’est pas le cas de New York ou de Paris.
Wall Street. Première place boursière. By Helico
Le taux d’alphabétisation est un bon critère pour connaître la situation sociale d’un pays. 26% de la population mondiale ne sait ni lire, ni écrire. L’Afrique du Nord et sahélienne est la partie du monde qui est la plus touchée par l’illettrisme.L’avenir d’un peuple se joue à l’école.
Contrastes à Marrakech. By a-h-i
De plus, même dans les pays où la scolarisation a beaucoup progressé, comme la Chine, l’Inde ou plusieurs pays d’Afrique, des disparités importantes subsistent : les zones rurales sont défavorisées et les garçons sont prioritaires sur les filles.
Des pays riches fragiles
Outre un problème de vieillissement de la population, les pays les plus riches du monde qui sont concentrés en Europe et en Amérique du Nord, connaissent avec le XXIe siècle des fractures sociales de plus en plus marquées.
Lîle de la Cité à Paris. L'un des quartiers les plus riches de la capitale. By Ktylerconk
Si les richesses sont très mal réparties dans le monde, elles le sont également au sein de chaque nation.Doit-on incriminer la mondialisation ? Certains le pensent et l’accusent d’exacerber le chômage et la pauvreté au profit d’une poignée d’individus.En toute logique, la mondialisation aurait dû enrichir pays riches et pays pauvres grâce à un meilleur échange et une coopération entre états.
Le déséquilibre géographique, que ce soit dans les pays riches ou pauvres, s’est installé au profit des villes. Cette concentration de population entraîne d’importants problèmes de cohabitation interethnique et de coexistence entre nantis et exclus.
Mais Paris, c'est aussi Nanterre. By Felipe Bachomo
Si un gouvernement ne peut remédier à des fractures sociales de plus en plus apparentes, il perd automatiquement de son autorité.Cette autorité est alors transférée vers des organisations criminelles qui s’imposent comme un nouveau pouvoir.
Les exclusions, la pauvreté et la carence étatique profitent toujours aux bandes organisées. C’est un cocktail extrêmement dangereux qui peut exploser à tout moment comme ça a été le cas à Los Angeles en 1992 ou en France en 2005.
Emeutes en France en 2005. © AFP
Il n’est donc pas étonnant que les grandes organisations criminelles comme la Mafia ou les Triades chinoises bénéficient d’une assise aussi solide.Véritables Etats dans l’Etat, ces multinationales du crime, contrôlent de vastes régions où les populations pauvres vivent sous leur protection.
Les petits gangs qui sévissent dans toutes les banlieues des pays industrialisés n’ont fait que mettre en pratique de manière locale cette politique de « protection ».
Le trafic de drogue finance toutes les organisations criminelles mais également les mouvements de guérilla.Par exemple, l’héroïne subvient aux besoins des milices libanaises de la plaine de la Beqaa, aux Tigres tamouls du Sri Lanka ou aux groupes armés afghans.
Emeutes à Los Angeles en 1992. © Streetgangs.com
La production des drogues dans le monde est directement liée à la pauvreté des pays producteurs.Le pavot (plante à partir de laquelle, on produit de l’héroïne) en Asie centrale ou la coca (fournit la cocaïne) en Amérique latine, constituent la première source de revenus des petits agriculteurs.
Comme chacun peut le constater au quotidien, aucun gouvernement des pays les plus industrialisés n’a, à ce jour, su résoudre ces conflits et mettre un terme à cette fracture sociale.
La mondialisation du commerce
Commencée au XXe siècle, la mondialisation du commerce est en pleine explosion depuis le début du XXIe siècle.Il est indéniable que le commerce international est un puissant facteur de croissance et de prospérité.Cependant, on constate que cette ouverture n’a pas répondu aux attentes des peuples.
Là encore, les bénéfices de cette mondialisation sont concentrés entre les mains de quelques grosses multinationales.
Distribution de nourriture au Burkina Faso en 2005. By Wendkuni
Le XXe siècle a marqué un bouleversement positif des conditions de travail dans les pays industrialisés.Ces acquis sont aujourd’hui remis en cause et la mondialisation semble rimer avec crise économique.Les emplois précaires fleurissent, tandis que dans les pays en voie de développement, des versions modernes de l’esclavage se sont mises en place.
Alors que cette mondialisation aurait dû encourager l’entraide, on assiste aujourd’hui au triomphe de l’individu.Le retour au libéralisme à l’Ouest et l’effondrement du communisme à l’Est ont contribué à discréditer les solutions collectives.L’individu est obligé à assumer son propre destin.
La famine tue plus que la guerre dans le monde. By Filipe Moreira
Si on devait définir ce début de siècle, on pourrait parler de « culte du consommateur ». L’individu est sollicité en permanence et on lui façonne des besoins sur-mesures. La publicité répond-elle à nos attentes ou provoque t-elle nos attentes ?
Le culte du consammateur est arrivé en Chine. By Yoshimai
Certes, nous sommes des consommateurs plus libres mais nous sommes également beaucoup plus exposés.La libéralisation des crédits à la consommation n’a fait qu’amplifier l’écart entre les différentes classes sociales.Dans un système où le « chacun pour soi » est la règle, seuls les mieux armés peuvent y trouver leur compte.
Les droits de l'homme: une valeur universelle
Le centre de gravité de l’économie mondiale s’est déplacé vers l’Asie. La Chine fait rêver les investisseurs.Mais qui se préoccupe vraiment des droits de l’homme que ce soit en Asie ou ailleurs ? Dans les années 90, l’Organisation internationale du travail a dénoncé les 3 000 camps chinois de « rééducation », où entre 12 et 16 millions de personnes, travaillaient au profit de « l’économie socialiste de marché ».
Régulièrement, les problèmes liés aux droits de l’homme sont évoqués concernant la Chine mais les intérêts financiers sont tels que l’humanisme passe au second plan.
Au Pakistan, on évalue à environ 20 millions de personnes dont près de la moitié d’enfants, le nombre d’individus considérés comme de véritables esclaves.
Les droits de l’homme sont une valeur universelle qu’il nous faudra absolument préserver si nous voulons que le XXIe siècle ne devienne pas le symbole de la régression sociale.
Notre siècle est celui des contrastes et des contradictions. En Afrique subsaharienne, on peut trouver des cyber-cafés au bord de la route et à quelques kilomètres des villages sans électricité.Dans les grandes villes d’Afrique, la modernité côtoie des coutumes ancestrales comme la polygamie, l’excision ou la déscolarisation des filles.A New Delhi, le contraste entre modernité et tradition est saisissant : immeubles ultramodernes d’un côté et vaches sacrées déambulant dans les rues de l'autre.
Rue de New Delhi. By Rita Willaert
En Chine, les grandes villes ont intégré les cultures occidentales. Le Pékin moderne est symbolisé par la Cybertower et d’une manière générale par des buildings bâtis sur le modèle américain.La main d’œuvre sous payée venue des campagnes s’entasse dans les périphéries des villes et dans des conditions d’hygiène dignes du 19e siècle.
Le Péking moderne. By Yoshimai
Si nous voulons vraiment que l’humanité survive aux futurs bouleversements climatiques qui l’attendent, il nous faudra, de manière individuelle, ré-apprendre à raisonner en terme de « collectif ».Nous sommes souvent fascinés par l’organisation sociale des insectes dits sociaux. La répartition des taches de certaines espèces de fourmis est similaire à la nôtre : ouvriers, soldats et reine.
Il existe cependant une différence fondamentale entre leur organisation et la nôtre. Chaque individu de la colonie ne raisonne qu’en terme de survie de la colonie. Les besoins individuels ne sont pas pris en compte.
Notre avenir ne dépend que de notre faculté à modifier cet état d’esprit.

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